Cheyenne

Cheyenne
Just another life

Je ne suis pas à vendre !

juin 17th, 2017

Donc nous y voilà…..

Pour mes parents, j’ai raté ma vie. Ils se sont mis en quête de ma « sauver » avant mes 50 balais.

Il leur reste donc….1 an 3 mois et 20 jours pour y parvenir.

Pour y parvenir, ils n’ont pas la même démarche.

Pour mon père, je dois absolument garder mon travail actuel, bosser 12h par nuit pour 1200 euros, courber l’échine et fermer les yeux sur une exploitation salariale qu’il juge imaginaire.

Pour ma mère, c’est juste hallucinant. Après avoir prit la décision de partir vivre dans la maison de retraite familiale que ma sœur a ouvert dans l’Aveyron, à la grande surprise générale et éparpillant la famille géographiquement alors qu’elle était enfin réunie, elle a décidé de vendre son appartement pour nous donner de son vivant, comme elle dit, à ma sœur et à moi notre part d’héritage. J’ai tolt fait pour l’en dissuader. Estimant inopportun de séparer du seul bien en sa possession, surtout à son âge. Mais elle n’en a fait qu’à sa tête. Elle avait quelque chose en tête. Elle a donc décidé que la somme serait coupée en 3 : 1 pour ma mère, 1 pour ma sœur et 1 pour moi.

Sauf que moi seule, il m’a été attribué une condition : monter un projet que ma mère doit valider.

Or nous ne sommes pas d’accord sur ce projet. Ces 2 derniers jours, la discussion a évolué vers un véritable chantage affectif.

Papa, je ne suis pas un objet sans cœur, je suis un être humain. Toutes les fautes de l’humanité ne reposent pas sur mes épaules.

Maman, je ne suis pas à acheter. Je ne suis pas à vendre. Je ne suis pas une chose que l’on négocie au marché noir.

Plus jeune, ma grand mère paternel faisant déjà ça avec moi. Son pognon, elle le distribuait à tout va à mes moindre désirs. Heureusement pour elle, je n’étais pas une croqueuse de diamants. Et à l’époque, je n’avais besoin de rien. Je gagnais bien ma vie. Directrice de foyer d’hébergement, logée par mon employeur. Alors c’est mon entourage qui en a profité. Hein « soeurette’ ? T’en a bien profité….Les amis de l’époque aussi en ont bien profité. Les mêmes qui m’on laissée tomber quand j’ai divorcé. Mon mari étant devenu OPJ, il avait plus de notoriété de que moi.

Quand j’ai quitté la région pour mon travail, elle m’a reniée. Eh oui, je ne lui était plus d’aucune utilité en étant loin ( que 250 km pourtant). Alors elle a jeté son dévolu sur mon père, son fils unique.

Plus tard, bien plus tard, j’ai franchit le pas de démissionner de la police pour sauver ma peau morale. Mais c’était parce que mon père nous avait annoncé à ma sœur et moi, qu’il allait nous donner une somme non négligeable de 10 000 euros chacune (héritage de ma grand mère). Ma sœur les a eu. Mais quand il a su que je comptais me mettre à mon compte avec cette somme, il a refusé. M’en a donné que la moitié et en 10 fois. Comme j’avais démissionné, que je n’avais pas droit au chômage, cette somme en 10 fois ne m’a servi à rien à part payer mon loyer, ce qui a repoussé mon échance logement de 10 mois, mais sûrement pas pour me reconstruire une reconversion tel que c’était prévu et me rendre à nouveau autonome, La descente aux enfers a commencé à ce moment là.

Vous connaissez la suite, les inondations, 4 mois sans salaires ni chômage, 8 mois dans le Lot à raison de 800 euros par mois pour un temps plein, sans aucune aide sociale, sans aide au logement.

Le début des crédits à 17%, ma caravane, la voiture qui flambe…puis le retour au sud, contrainte et forcée…hébergée par ma mère….qui m’a demandé un loyer.

Ma famille fait en sorte de me transformer en âne à qui on met une carotte devant le nez mais qu’ils la font reculer au fur et à mesure que j’avance péniblement.

Quand on a assez d’argent pour vivre correctement, on se fiche de ce genre de carotte.

Quand on est endettée, cette carotte devient inhumaine, inconcevable, pénible, humiliante.

Ma mère m’a dit tout à l’heure au téléphone avant de raccrocher froidement : « je ne céderai pas. J’ai un droit de regard sur ton avenir, sur ton projet. Si je valide, tu aura l’argent. Réfléchis bien et tu viendra me supplier….. »

Non maman, je ne supplierai personne. Surtout pas toi. Je ne l’ai jamais fait. Je ne vais pas commencer maintenant. Pas en étant humiliée ainsi. Je ne suis pas un âne. Même si je n’ai pas toujours fait les bons choix dans ma vie, je ne suis pas à blâmer. Vous ne me réduirez pas à cette condition que vous m’imposez tous les deux séparément.

D’autant que je ne suis toujours pas fixée sur cette tumeur découverte dans mon cou il y a près de 2 mois. Aucun traitement n’a fonctionné jusqu’à présent. Peut être que cette somme m’aurait permise de vivre plus décemment pour le peu de temps qu’il me reste peut être à vivre.

Alors, je préfère encore m’en aller. Tant qu’il est encore temps. Vous n’aurez plus à décider de ma vie, de mon avenir.

Et vous pourrez ainsi consacrer tout votre temps, votre argent, votre énergie à la seul fille dont vous êtes fier !

Non Papa ! NON !

juin 17th, 2017

Voici le mail que j’ai reçu de mon père 2 jours avant la fête des pères :

“ Bonjour mes fifilles,

Euréka….ne me cherchez plus un cadeau pour cette fête !

J’ai un grand besoin  Celui que:

vous vous pardonniez, que vous oubliez (sans être naïves bien entendu) et que vous avanciez dans la Vie….la seule que vous aurez sur Terre…et ailleurs 

Vous demande pas de vous embrasser ,mais simplement de reconnaître vos différences et de les respecter…..comme à n’importe quel de vos ennemis (car paraît’ il que nos meilleurs amis sont nos ennemis )….alors aimons nos ennemis !

Bisous à vous deux que j’aime.

PS: pas de réponse SVP ,seulement des faits.

  Votre dévoué”

Je suis perplexe…..

Mon père me demande donc de pardonner son autre fille qui est un monstre d’égoïsme personnifié.

Mon père me dit que nous devons aimer nos ennemis.

Mon père a le don de pouvoir oublier le passé, quel qu’il soit.

Papa, je t’envie d’avoir cette faculté d’oublier. De tout oublier.

Mais papa, moi, je ne peux pas.

Mon passé fait ce que je suis aujourd’hui.

Petite rétrospective vite fait.

J’ai été violée quand je n’étais qu’une jeune ado de 13 ans.

J’aurai tant voulu que mon père aille péter la gueule de celui qui m’a privé de mon adolescence, qui m’a volé  ma 1ere vie de femme.

J’ai fini par te pardonner de ça papa.

J’ai été agressée violemment 2 ans plus tard.  Laissée pour morte à terre comme un animal abandonné. J’ai eu une grave séquelle encore une fois dans ma vie de femme.  Vous avez excusé ces briseurs de rêves me privant d’indémnisations et de reconstruction seine.

Je vous ai pardonné, maman, papa.

Et je ne vous considère pas comme des ennemis.

Mes ennemis sont mes assassins.

C’est mon droit de ne pas leur pardonner.

C’est mon devoir de femme de ne pas les excuser.

Quand les inondations sont arrivées, balayant tout sur leurs passages, je me suis retrouvée avec un avenir vide de souvenirs.

Au lieu de m’aider, ma soeur m’a rejetée, le jour même de mon anniversaire, ignorant ma souffrance, ne me donnant même pas un bol de soupe alors qu’elle nourrit et loge des étrangers depuis des années  par son travail.

Cette fois ci, je n’ai pas envie de pardonner.

Alors non papa, je n’aime pas mes ennemis. Je ne nourrit pas de haine,ni de vengeance. Ma seule force est de les ignorer et de tenter bien que que mal de continuer ma vie. Pas celle que j’aurai du avoir sans avoir à vivre tout ça. Mais celle qui me fait avancer. Un peu chaque jour.

Voilà papa, tu aura un cadeau mais pas celui ci. Parce que tu n’as pas le droit de me demander celui là. Surtout celui là : d’aimer mes ennemis.

PS : Je t’aime aussi papa.

A vous toutes

juin 6th, 2017

Cette année, en ce jour de fête des mères, je vais m’autoriser à dire ce que mon cœur ressent.

Je voudrai dédicacer cette journée de fête à toutes ces femmes qui, comme moi, auraient du être mère. Toutes celles qui ont tant espéré. En vain.

Toutes celles qui, comme moi, ont du à un moment de leur vie tirer une chasse d’eau….

Oui, c’est cruel ce que je dis. Oui c’est cru. Oui c’est hard. Mais c’est pourtant la réalité. Parce que c’est ça de faire une fausse couche. Ca vous arrive toujours à un moment non prévu, non programmé. Dans des endroits impromptus . Et même quand ça vous arrive à l’hôpital, la réalité ne vous autorise pas à enterrer cet être que vous venez de perdre.

Vous devez, seule, faire ce geste immonde de tirer une chasse d’eau après avoir ressenti des douleurs insupportables. Des douleurs que vous reconnaissez au fil des années. Mais que vous ne pouvez contrôler. Dont vous connaissez la suite. Inéluctablement.

A la 12eme, oui la 12ème, je n’ai pas su le faire. C’est mon mari qui a eu la bonté de le faire. Ca été la dernière.

C’est l’occasion aussi pour moi d’interpeller les médecins sur le fait de vous installer au rayon maternité quand vous vous présentez aux urgences. Quoi penser quand vous savez que vous allez le perdre ce bébé, ou que vous venez de le perdre et que vous entendez des futures mères mettre au monde leur enfant, ou que vous entendez ces nourrissons réclamer leur biberon ?

Je déteste ces gens qui m’ont imposé ça !

Que penser aussi de toutes ces femmes qui m’ont balancé au cours de ma vie des phrases comme : « Tu ne peux pas comprendre, tu n’en as pas », « on verra quand t’en aura »….ou celles qui, lors de repas ne parle que de leur progéniture, sans avoir d’autre discussion,vous mettant mal à l’aise, ne sachant que dire  mais qui vous balance un « tu as de la chance de ne pas avoir d’ados à supporter » !

Et que dire de cet enfant que j’ai élevé pendant 15 ans alors qu’il n’était pas le mien etq ui, aujourd’hui, m’ignore de tout son être ?

Oui, je hais la fête des mères. Ce jour où je dois faire semblant d’être heureuse en ce jour maudit, pour faire plaisir à ma propre mère. Pardon maman.

Alors, aujourd’hui, comme chaque année à cette date, c’est à mes 12 minuscules bébés que je pense. Vous à qui j’ai attribué un prénom pour faire mon deuil. Seule. Vous que j’ai aimé un cours instant de ma vie mais à qui je pense encore trop souvent quoique j’en dise dans ces moments où on vous demande d’être forte.

Pas envie d’être forte aujourd’hui. Pas envie de faire semblant aujourd’hui. Point barre !

Lo sous l’eau

septembre 8th, 2016

Quand j’ai donné ma démission du métier que j’aimais par dessus tout, j’avais 2 pistes de sortie.

La 1ère était un poste en compagnie de CRS pour prendre la gestion du mess.

SI cela ne fonctionnait pas, j’avais un plan B. Mon père m’avait promis une somme d’argent en héritage de ma grand mère. Cette somme aurait été suffisante pour monter mon affaire, me mettre à mon compte.

Mais voilà, rien ne s’est déroulé comme prévu.

Je n’ai pas eu le poste en CRS.

Mon père ne m’a pas donné cette somme prévue. A t il eu vent de mes intentions de me mettre à mon compte ? Il était contre. Alors, il a décidé de ne me donner que la moitié et en 10 fois…..pour m’aider à payer mon loyer, a t il dit.

Sauf que m’aider à payer mon loyer, ne m’aidait pas à me rendre de nouveau autonome comme je l’ai toujours été.

J’ai accepté un boulot de surveillante dans un lycée professionnel.

1100 euros par mois pour un temps plein car les surveillantes ne sont pas considérées comme des enseignants ayant droit à tous ces congés scolaires. Du coup, le salaire est annualisé pour déduire tous ces congés indus.

Alors, forcément, 1100 euros par mois quand on a déjà 600 euros de loyer, 80 euros d’assurances, 90 euros de mutuelle, 20 euros de tél portable, 30 euros d’internet, plus l’eau, l’électricité, le simpôts sur le revenus de l’année précédente, la taxe d’habitation, le compte est vite faite, reste zéro pour manger. Encore moins pour vivre.

Après avoir vendu mon véhicule, puis ma moto, j’ai du me résoudre à rendre mon appartement.

Je n’ai même pas réussi à vendre mes meubles pourtant bradés. J’ai même voulu les donner. Mais que dalle, alors j’ai stocké toutes mes affaires dans le garage et la cave de ma mère.

Et comme une âme en peine, suis montée habiter chez ma mère (son appart était au 4eme étage de l’immeuble que j’habitais). Quelle humiliation de de voir retourner habiter chez sa mère à 46 ans…..

Quelle honte de croiser les voisins….

Puis, un soir, un orage a éclaté. C’était la nuit du 3 octobre 2015.

Nous venions de finir de manger avec ma mère.

La foudre s’est abattue sur le transfo de l’immeuble. Nous nous sommes retrouvées dans le noir absolu, juste éclairées par les éclairs foudroyants.

On observaient le spectacle. Nous n’avions jamais vu ni l’une ni l’autre autant d’éclairs, aussi rapprochés les uns des autres.

Nous avons fini par aller se coucher, elle dans sa chambre, moi dans le salon.

Ca tonnait comme jamais. L’orage s’est dissipé pour revenir quelques minutes après, tout aussi puissamment.

Puis j’ai commencé par entendre des va et viens anormaux dans la cage d’escaliers. Quelques instants après, j’ai aperçu la lumière de gyrophares dans la nuit noire.

Me suis levée pour regarder par la fenêtre. Je ne pouvais voir la voiture de police ou de pompiers, juste la lumière virevoltante.

Tout à coup, mon regard s’est focalisé sur ce que je pensais être un effet d’optique. Je ne voyais plus les poignées des portes de garage…..comment était ce possible ?

Je suis alors descendue voir ce qu’il se passait dehors…..

Un désastre…..1m50 d’eau inondait la partie des garage et la rue….les voitures étaient empilées les une sur les autres…..les gens paniquaient, criaient.

Au loin, j’ai reconnue la voix d’une amie qui hurlait : »non, n’y allez pas, c’est déjà inondé ! ». Trop tard, la voiture s’est engouffrée dans le tunnel. Ils sont mort tous le s3 dans leur voiture, emportés par une seconde vague de boues et d’eaux sales.

Suis revenue à l’immeuble. Et là, j’ai réalisé….je venais de perdre TOUT dans le garage de ma mère et sa cave : meubles, fringues, papiers, souvenirs, bibelots, tableaux, photos…..TOUT.

Il ne me restait donc : ma chatte Gali, mon ordi, mon sac à main et une valise de fringue d’été que j’avais chez ma mère.,,,,

Je vous épargne les jours qui ont suivi : les jours et les nuits sans électricité, la puanteur partout des eaux usées, des égouts, l’absence d’aide physique, devoir monter à Carrefour en stop pour acheter des bottes en plastique, essayer de nettoyer l’impossible car 2m d’eau dans la cave…..

Un couple d’amis, Anne-Marie et Xavier, sont venus nous chercher toutes les deux pour nous emmener manger un repas chaud. C’est là que nous avons appris que notre commune n’était pas la seule touchée, qu’il y avait 21 morts ( dont 3 à côté de nous ), que l’aide n’était pas prête d’arriver.

Puis mon anniversaire est arrivé. Le 7 octobre.

4 jours après les inondations.

Nous devions manger en famille, ma mère, ma sœur, mon père, au restaurant.

C’était surréaliste déjà en soi.

Mais un espèce d’abruti, du haut de son balcon m’a jeté un molard sur la gueule ! Ce n’était pas moi en particulier qui était visée. Je lui ai juste dit : »OH ? La rue n’est pas encore assez dégueulasse? »

Monsieur n’a pas aimé ma réaction et est descendu de son étage pour me péter la gueule.

Je ne me suis pas laissée faire évidement.

Ca n’a pas plus à ma sœur, ni ma mère, que je crie.

Elles n’ont jamais comprit que j’ai crié, hurlé même, pour ameuter du monde. Le type avait 2 têtes de plus que moi. J’étais épuisée des 4 jours passés. Et de toutes façons, après avoir tout perdu, je n’étais pas d’humeur à me faire insulter et menacer de mort par un abrutit !

Résultat des courses, ma sœur m’a demandé de « dégager », ce que j’ai fait…..et ma mère m’a sommée de voir un psy !!!

J’ai passé une nuit dehors, à errer sur le bord de mer, marcher pour ne pas m’endormir.

Le lendemain, j’ai loué un voiture pour ne pas dormir dehors une nuit de plus et pouvoir récupérer le peu qu’il me restait en linge d’été.

Un autre couple d’amis, Laurence et Christophe, m’ont prêté de l’argent en urgence, ce qui m’a permis de me loger en meublé 2 mois.

Je ne pourrai jamais oublier ces 2 nuits passées comme une clocharde. Jamais.

L’enfer doit ressembler à ça…..

Une amie, Mylène, a lancé un SOS pour moi sur Facebook. SOS relayé par Jean-Pierre. J’ai reçu l’aide de personnes auxquelles je ne m’attendais pas. Des personnes que je ne connaissais que par le jeu soldier ou des collègues que je ne connaissais que par les réseaux sociaux. Un élan de solidarité qui m’a réconfortée au plus haut point.

Merci à vous tousssssssssssssss .

Par contre, d’autres, n’ont pas bougé le petit doigt. Ou pire, ont fait semblant.

Si je me suis retrouvée sous l’eau, c’est un nettoyage d’hiver qui s’est installé dans les amis. On dit que c’est dans la misère quel’on reconnait les vrais amis. Aujourd’hui, je peux confirmer ce proverbe.

Depuis, je me suis réconciliée avec ma mère. Mais ma sœur, elle, elle peut aller au diable avec sa morale à 2 balles ! Qu’elle vive ne serait que un tiers de mes galères et on en reparlera de sa morale et ses leçons !

Si ma sœur m’avait parlé de son projet d’aller vivre dans l’Aveyron, d’emmener avec elle, ma mère, jamais je n’aurai quitté Annecy, et par effet ricoché, je n’aurai pas eu à venir travailler à Vallauris, cette ville de vauriens, je n’aurai pas eu à démissionner, je n’aurai pas eu à vivre les inondations et toute cette déchéance, sans qu’elle ne bouge le petit doigt.

Elle qui reçoit chaque mois l’aide alimentaire pour ses résidents, jamais elle n’est venue m’apporter un sac de courses, alors qu’elle passait 4 fois par semaine devant ma porte pour monter manger chez ma mère ! Sait elle ce que c’est que de ne plus manger de viande au 15 du mois parce que le porte monnaie est vide, de devoir vendre sa voiture pour payer les factures ?

Non, elle sait pas !

Allez, c’est pas grave, quand on a plus rien, on peut bien perdre sa sœur unique, on est plus à ça près !

Bon vent Madame je sais tout !

Démolition puis destruction

juin 24th, 2016

N’ayant pu gagner ma bataille pour que la vérité éclate, et pardessus tout, ne pouvant plus travailler avec des gens que je considérais comme des collègues, la famille quoi, et qui m’ont laissée choir comme une merde, j’ai pris une grave décision qui va chambouler ma vie.

C’est ainsi que le 30 novembre 2014, j’ai donné ma démission de la fonction publique territoriale.

Moi qui croyais tant à cet uniforme et ce qu’il représentait, je l’ai raccroché au mur pour la dernière fois. Ce moment crucial où vous rendez insigne, tenue, et tout le pactage est juste un moment d’horreur à jamais gravé dans ma mémoire.

La dernière journée de patrouille aussi a été des instants forts et marquants. J’ai du sortir mon arme de son étui pour la 1ere fois de ma carrière. Sortir son arme 2h avant de raccrocher la tenue définitivement. Je ne peux raconter par droit de réserve cette dernière intervention, mais si vous saviez tout ce que j’ai pu penser à ce moment précis….. seuls ceux qui ont eu à faire ça savent de quoi je parle. Un moment de solitude, où, malgré le fait d’être en équipe, entourée de collègues,vous êtes seule dans votre tête. Tout ce que l’on vous a enseigné pendant tant d’année vole en éclat. Plus rien n’a d’importance que le geste que vous êtes en train d’accomplir. Et ses fatales conséquences potentielles.

Par chance, je n’ai pas eu à utiliser mon arme. Donc pas de dernière procédure. Pas d’IGS. Pas d’IGPN.

J’ai quitté mon dernier service à 21h. La bouleau ventre. Pas un mot d’adieu ou de réconfort de la soit disant grande famille.

Seule assise à mon volant, j’ai poussé un hurlement comme un loup abandonné par sa mère. J’ai chialé toutes les larmes de mon corps pendant des jours et des nuits.

C’était fait, j’ai quitté “la maison du bleu”. C’est irrévocable.

Cela fait 1 an et 7 mois que j’ai mal tous les jours aux tripes. Pire encore quand je croise une patrouille. Inconcevable douleur quand je vois les informations qui se déchaînent depuis : attentats, violences urbaines, manifestations sans fin avec heurts et blessés, inondations, toutes ces interventions sur lesquelles j’aurai du être mais où je ne suis pas.

Mais j’ai fait un choix qui était inévitable à ce moment là et que je dois assumer maintenant.

2014 Une année de demolition

juin 24th, 2016

Tout commence en Juillet 2014

Un accident de travail de trop. Hématome au rein, hémorragie pendant 4 jours, 15 jours d’arrêt.

Auteur des faits non interpellé.

Pendant l’arrêt, des auditions par un OPJ véreux qui ne fait que protéger son frère incriminé.

Des collègues qui se cachent derrière des mensonges par peur de l’IGS.

On a pourtant pas besoin d’avoir peur de l’IGS ou l’IGPN si on est clair et que l’on dit la vérité. Mais la peur chez certains, guide leur attitude. Il n’en ressort que faiblesse, trahison et mensonge.

Moi, je disais la vérité. Mais personne ne m’a crue. La coalition des trouillards et des menteurs a été plus forte que LA vérité. J’en suis ressortie blessée, humiliée, triste mais par dessus tout démolie.

C’est comme si toutes mes convictions, mes croyances, les raisons pour lesquelles j’ai exercé ce métier avec tant de passion avaient été balayées par des mains perverses et véreuses que la hiérarchie a béni !

Voilà ce que j’avais écris à l’époque :

Ma police, ma bataille

8 août 2014, 20:30

(Sur les parole de Balavoine ) 

Ça fait longtemps que t’est ma vie 

Maintenant

Je t’écoute démonter ma vie

En pleurant

Si j’avais su qu’un matin

Je serai là, salie, jugée, sur un banc

Par l’ombre d’un corps

Que j’ai aimé

si souvent.

Pour vos mensonges,

 Oh

On me dit que mon métier

C’est du vent

Qu’on ne sait pas ce que je serai

Dans un an

S’ils savaient que pour toi

Avant de tous les flics j’étais une des plus honnêtes

Et que c’est pour ça

Que tu voulais de moi.

Devenus grands,

Oh

Les juges et les lois

Ça m’fait pas peur

C’est ma vérité, ma bataille

Fallait pas faire un feu de paille

Oh

Je vais tout casser

Si vous touchez

A mon honneur, mes entrailles

Fallait pas faire un feu de paille

Bien sûr c’est toi qui m’a portée

Et pourtant

C’est moi seule qui construis ma vie lentement

Tout ce que vous pouvez dire sur moi

N’est rien à côté de la fierté que j’ai eu

Le silence a ses torts

Que rien ne défend.

C’était ma loyauté,

Oh

Les juges et les lois

Ça m’fait pas peur

C’est ma vérité ma bataille

Fallait pas

faire un feu de paille

Oh

Je vais tout casser

Si vous

touchez

A mon honneur, mes entrailles

Fallait pas faire un feu de paille….”

Ils ont pourtant gagné leur bataille mensongère.

Ils ont bien touché à mes entrailles et à mon honneur.

Ils m’ont littéralement démolie.

La tiotte nénette

mai 31st, 2016

Il était une fois une tiotte nénette…..

Un ami, devant mes nombreux déboires , mes mésaventures, m’a dit : écris ! Je te donne le début…..

Une autre amie m’a dit ” Oui écris, ça fait du bien”.

Vous voyez Mylène et Pascal, mon histoire s’écrit depuis longtemps sur des pages blanches qui se noircissent. C’est quand vous m’avez dit cela que j’ai repensé à mon blog.

Un an que je n’y avais pas couché noir sur blanc mes drôles d’aventures quasi quotidienne. Allez, soyons larges, hebdomadaires, sinon, on ne va pas me croire ! lol

En relisant les dernières pages, j’ai pris conscience de quelque chose de stupéfiant : cela fait presque 2 ans que j’écris que je suis fatiguée, usée de tout ce qui m’arrive. Mais du coup, cela veut dire, que ça fait autant de temps que je tiens le coup. Et ça, je ne m’en étais pas rendu compte.

Est ce que ça voudrait dire que je me suis relevée à chaque fois ? Et que je retombe ensuite ?

Ou est ce que ça signifie que j’arrive à encaisser un peu plus chaque fois ?

En fait, je ne sais pas. Puis après tout, qu’est ce que cela peut bien faire de savoir si c’est telle ou telle réponse ? C’est vrai quoi ! Cela changerai quoi au fait que je me sente usée ? Rien ! Je le suis. Point barre.

Alors que faut il faire ? Après avoir tourné 100 fois la question au fil de cette journée, eh bien, figurez vous que j’ai trouvé la réponse ! Si si si !

Ecrire, écrire et écrire, encore et encore. Comme pour conjurer le sort ! Lui dire à ce putain de sort que je l’enmerde ! Haut et fort ! Parce qu’une tiotte nénette en a vu et en reverra encore, mais je serai encore là pour lui dire à ce putain de sort qu’il ne m’aura pas !

Alors oui, je vais reprendre la plume ici. Plus sur mes cahiers qui s’entassent dans mon coffre de voiture. Bin oui, j’ai plus de maison, donc j’entasse dans mon coffre ma vie. C’est drôle ça non comme situation ? Une vie dans un coffre….. c’est un bon titre de life ça aussi !

Allez, le rendez vous est prit…..je vais reprendre mon histoire papier là où je l’ai arrêtée. Je vais vous saouler ou pas. Vous ennuyer ou pas. Mais comme je l’ai écrit dans ma toute première présentation, il n’y a aucune obligation à lire mes lignes. Et surtout pas par pitié.

Ces lignes sont une thérapie gratuite.Ou un bon scénario de film à la frenchy que j’aimerai bien voir version comédie, histoire de tordre le nez à ce fichu sort !

Vos 1/2 parts d’impôt que je n’ai pas !

juin 3rd, 2014

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit sur mon blog.

Bien des choses se sont déroulées dans ma life depuis.

Une mutation, des ruptures, des blessures, des cassures, des félures, des bleus au corps, à l’âme, des ennuis de santé.

> Quoi de positif ?

Que dalle. Toujours la même rengaine du destin qui s’acharne.

J’en ai prit mon parti. Accepter qu’un destin, contre le quel on a beau lutter contre, à part s’épuiser inutilement, ça ne sert à rien, fasse partie intégrante d’une vie.

> Et sinon ?

Sinon, un nouveau paramètre….un paramètre contre lequel je ne peux aussi combattre : ne pas être mère.

J’ai su très jeune que je ne pourrai pas avoir d’enfant. J’ai essayé de croire que la médecine ferait quelque chose pour moi ou qu’elle se trompait.

Alors, plus jeune, pourme donner de l aforce, je répondais à la fatidique question : »alors tunous en fait un quand ? » que je n’en voulais pas, pas que je ne pouvais pas.

Puis au fil des années, tout mon entourage s’est mis à faire des enfants. Je me suis retrouvée isolée dans les conversations des biberons, couches, crêches, éducation, sorties, invitations….les autres femmes sont cruelles envers leurs congénères….je me suis souvent sentie la pestiférée, l’intruse, comme si ne pas avoir d’enfant me transformait en femme potentiellement dangereuse, celle qui du coup est libre de papillonner où elle veut, sans contrainte.

Les années passant, rien n’a évoluer dans le bon sens.

Quand j’ai rencontré l’homme de ma vie, j’étais aux anges qu’il ai eu un enfant de son 1er mariage. Je l’ai élevé près de 15 ans comme si c’était le mien.

Fatale erreur….depuis 6 ans, je n’ai plus aucune nouvelle…comme si toutes ces années n’avaient existées que dans ma tête. Pourtant…..

Puis j’ai rencontré d’autres hommes. Tous voulaient un enfant…que je ne pouvais leur donner.

Alors je suis partie à chaque fois avec mon chagrin dans les trippes. Eux à leur nouvelle vie sans moi. Auprès d’une femme qui, elle, a pu assouvir leur besoin paternel.

Je suis heureuse pour eux. Réellement.

Mais comme je souffre intérieurement de n’avoir pu être celle là….

Aujourd’hui encore j’ai prit conscience de cela et quelle douleur quand je vois les photos du bonheur. Elles me mettent en évidence le vide de ma vie. Le vide de mon coeur. Le vide de mon ventre….

Pire, cela me fait prendre conscience que je vais finir ma vie seule. Sans enfant à marier, sans petits enfants à voir naitre. Seule aussi dans un maison de retraite pour cas soss, où ça sent les produits antimites, sans visite.

En fait, la vie, en me privant d’être maman, elle me prive aussi de pleins d’autres choses à laquelles je n’avais pas penser auparavant.

Mais aussi à celles qui me font souffrir chaque année qui passe comme la fête des mamans par exemple. J’ai démarré 12 grossesses. Mais 12 fausses couches. Autant d’enfants auquels je pense souvent. Autant qui ne pourront jamais me dire maman, bonne fête maman. Autant de petits enfants qui ne me diront jamais bonne fête mamie.

Je voudrai ne pas avoir à ressasser ces pensées là mais comment lutter contre quand la société vous le rappelle sans cesse : «  vous ne pouvez pas poser le mercredi, c’est réservé à ceux qui ont des enfants. Vous ne pouvez pas poser pendant les vacances scolaires, c’est réservé à ceux qui ont des enfants…. » ou pire : «  vous ne pouvez pas comprendre, faites un enfant et vous saurez de quoi je parle », «  non non,je te le donne pas en nourrice, tu ne saura pas faire » ou quand tu prends un nouveau né dans les bras et que la maman te regarde inquiète, la peur au ventre que tu le laisse tomber…

C’est vrai qu’avant d’avoir leur 1er enfant, les parents savaient eux…hein ?

Si vous saviez tous, quand vous tenez ces propos, comme mon ventre me fait mal…..

Alors oui, c’est vrai que du coup, je parle souvent travail. C’est la seule chose qui remplisse mes journées, mon quotidien, ma life….

Parce que la société est ainsi, parce que les amis sont ainsi….vous avez beau inviter les gens, certains ne prennent même pas la peine de répondre, d’autres déclinent tout simplement et personne ne te rend la pareille. Rare, très rares les exceptions. Une seule main me suffit à compter.

C’est triste. Mais je ne vais pas supplier. Ca me donnerai l’impression de me rabaisser à une absurdité de la vie.

Non, je vais juste me contenter de poursuivre ce destin que l’on m’impose par égoisme aussi bien que je le pourrai, attendant le salut d’une autre vie.

Soyez heureux tous. Profitez de ce que la vie vous offre. Et surtout, arrêtez de dire que vos mômes vous donnent des soucis. On ne vous a pas mis un couteau sous la gorge pourles faire. Et parce que j’échangerai bien vos soucis contre les miens.

Un jugement qui remet les points sur i !

octobre 17th, 2013

Val-de-Marne : 3 ans de prison ferme pour avoir violé son épouse

 

“C’est une victoire car la société a reconnu le viol conjugal”, a réagi une des avocates de la victime.

Le Nouvel Observateur

Journée gâchée

juin 9th, 2013

Aujourd’hui aurait du être jour de fête. Un an que j’attendais ce jour. Mais voilà, je l’ai vécu tristement. Mon coeur et ma tête étaient ailleurs, bien loin d’ici.

Suis tellement triste, j’ai tellement mal, que même la passion qui guidait ma vie m’a quitté. Comme toi.

J’aurai tellement besoin d’entendre ta voix…..

Tu ne saura jamais à quel point je t’aimais.

Je ne saurai jamais si tu m’a aimée au moins quelques minutes.

Que ta vie continue d’être aussi belle que tu le souhaite parmi les tiens.

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